
Petite Lady - par Corinne Giacometti
Roman racontant la révolte d'une jeune lady de 15 ans, au 18ème siècle, en Angleterre. Puisant son fond historique dans la piraterie, il parle de conquête de liberté, de refus d'intolérance, de recherche de vérité. Nouvelle écrite en 1985 (J'avais 18 ans), reprise et corrigée. En cours de publication.
Extrait : là
"Jolie adolescente de quinze ans, Amy De Loxley détestait tout ce qui avait un rapport direct ou indirect avec la sage existence des jeunes ladies anglaises. Elle ne s’intéressait qu’à l’équitation, le maniement des armes, les joies de la chasse ou de la pêche. Alors qu’on rêvait au prince charmant qui viendrait sur son beau destrier changer sa vie, Amy ne pensait jamais qu’à la jument qui allait mettre bas, au poulain qu’elle dresserait, aux perdreaux qu’elle chasserait avec son père ou aux poissons que patiemment elle pêcherait dans les lacs du vaste domaine du Baron de Loxley."
La Troisième soeur - par Corinne Giacometti
Roman en cours de réflexion. Tout comme la trilogie "Les petites filles de décembre", il s'inspire de l'écriture à suspens de Mary Higgins Clark.
L'idée : Quelques années plus tard, les héroines de "une vie si tranquille", "une autre vérité" et "si seulement ...", Laurine et Alicia, se retrouvent à nouveau confrontées à des mystères non résolus, des secrets cachés ... et aux dangers qui surgissent immanquablement quand les portes s'entrouvrent sur le passé.
L'idée : Quelques années plus tard, les héroines de "une vie si tranquille", "une autre vérité" et "si seulement ...", Laurine et Alicia, se retrouvent à nouveau confrontées à des mystères non résolus, des secrets cachés ... et aux dangers qui surgissent immanquablement quand les portes s'entrouvrent sur le passé.
Les Vanupieds - par Corinne Giacometti
"Elle portait le nom d’un grand pays, méconnu de la rue, son domaine. Mais les parents disaient de lui que c’était une terre de liberté, donnée à ceux qui la travaillaient. Une terre qui s’était révoltée quatre ans plus tôt contre son Souverain… Et elle rêvait de ce beau pays, la tête levée vers les nuages blancs flottant au dessus des toits de la ville.
Vêtue d’une robe de toile grossière, usée et déchirée, elle marchait nu-pieds sur les pavés encore humides de la dernière pluie, d’un pas lent et mesuré, avec cette terrible certitude au fond du cœur : d’où qu’elle revienne et quoiqu’elle ait fait ou fasse, le fouet l’attendait. Elle ne connaissait que lui. C’était ainsi que les parents les accueillaient au retour de leur errance quotidienne.
Son dos, ses bras et jambes étaient zébrés de longues traces rouges mais depuis longtemps ses yeux noirs et ses lèvres avaient cessé de pleurer et de sourire. Pourquoi sourire ? A quoi sourire? Qu’était-ce, un sourire ?
Elle allait, silencieuse, telle une ombre entre les passants, sans qu’elle ne les regarde, sans qu’ils ne la regardent. Elle rentrait pour recevoir le fouet. C’était ainsi.
« Un jour, pensait-elle, oui, un jour… »
Vêtue d’une robe de toile grossière, usée et déchirée, elle marchait nu-pieds sur les pavés encore humides de la dernière pluie, d’un pas lent et mesuré, avec cette terrible certitude au fond du cœur : d’où qu’elle revienne et quoiqu’elle ait fait ou fasse, le fouet l’attendait. Elle ne connaissait que lui. C’était ainsi que les parents les accueillaient au retour de leur errance quotidienne.
Son dos, ses bras et jambes étaient zébrés de longues traces rouges mais depuis longtemps ses yeux noirs et ses lèvres avaient cessé de pleurer et de sourire. Pourquoi sourire ? A quoi sourire? Qu’était-ce, un sourire ?
Elle allait, silencieuse, telle une ombre entre les passants, sans qu’elle ne les regarde, sans qu’ils ne la regardent. Elle rentrait pour recevoir le fouet. C’était ainsi.
« Un jour, pensait-elle, oui, un jour… »